Mbuji-Mayi : le CN-CSU donne le coup d’envoi du projet « Bomoyi ya Mama na Mwana », 16 maternités ciblées

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Mbuji-Mayi : le CN-CSU donne le coup d’envoi du projet « Bomoyi ya Mama na Mwana », 16 maternités ciblées

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Un nouveau pas vient d’être franchi dans le renforcement de la santé maternelle et néonatale en République démocratique du Congo. Le Conseil National de la Couverture Santé Universelle (CN-CSU) a donné, ce lundi 31 août 2026 à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasai Oriental, le coup d’envoi des travaux de rénovation des maternités et de renforcement des Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence (SONU) dans le cadre du projet « BOMOYI YA MAMA NA MWANA », qui signifie « La vie de la mère et de l’enfant ».
Porté par le CN-CSU, avec l’appui de la Fondation Vodacom et du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), ce projet entend s’attaquer à l’un des défis majeurs de la santé publique : garantir aux femmes et aux nouveau-nés non seulement l’accès aux soins, mais surtout des soins de qualité, sûrs, dignes et adaptés aux situations d’urgence.
De la gratuité à la qualité des soins
Prenant la parole lors de cette cérémonie, le Coordonnateur du CN-CSU, Dr Mbongani Kabila Polydor, a replacé cette initiative dans le cadre de la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle.
La gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, constitue une avancée importante pour réduire les barrières financières auxquelles peuvent être confrontées les familles.
Mais cette gratuité doit désormais s’accompagner d’un autre impératif : la qualité de l’offre de soins.
« Une femme ne doit pas seulement pouvoir accéder gratuitement à une maternité. Elle doit y trouver un environnement approprié, des équipements fonctionnels, des professionnels compétents et des soins sûrs, dignes et humanisés », a déclaré Dr Mbongani Kabila Polydor.
Une orientation qui donne toute sa portée au projet « Bomoyi ya Mama na Mwana » : rendre les maternités plus fonctionnelles, mieux équipées et davantage capables de sauver des vies.
16 maternités au cœur d’une intervention multisectorielle
Le projet cible 16 maternités réparties dans trois provinces : Kinshasa, le Kongo Central et le Kasaï-Oriental.
Les interventions ne se limiteront pas aux travaux de rénovation. Elles couvrent plusieurs dimensions essentielles de la prise en charge maternelle et néonatale.
Il est notamment prévu :
• la rénovation et l’équipement des maternités ciblées ;
• le renforcement des compétences des sages-femmes et des personnels de santé ;
• le renforcement des services de Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence (SONU) ;
• la prise en charge des fistules obstétricales ;
• la digitalisation des établissements de santé ;
• le développement du suivi et de l’orientation des femmes enceintes ;
• la sensibilisation communautaire sur la santé sexuelle et reproductive, la planification familiale et la prévention des IST/VIH.
Cette combinaison d’interventions traduit une volonté de traiter la question de la santé maternelle dans sa globalité : infrastructures, équipements, ressources humaines, urgences, technologie et prévention.
Les urgences obstétricales au centre du dispositif
L’un des enjeux majeurs du projet réside dans le renforcement des services SONU.
En situation d’urgence obstétricale ou néonatale, la disponibilité d’une infrastructure adaptée et d’équipements fonctionnels doit être accompagnée par la présence de professionnels capables d’intervenir rapidement et efficacement.
Le projet prévoit donc de renforcer à la fois les capacités des établissements et celles des prestataires de santé.
L’ambition est claire : réduire les retards dans la prise en charge et améliorer les conditions dans lesquelles les femmes et les nouveau-nés sont accueillis et soignés.
Investir dans les maternités, mais aussi dans les femmes
Le programme comporte également un volet consacré à la prise en charge des fistules obstétricales.
Cette composante vise à apporter une réponse aux femmes confrontées à cette complication, qui peut entraîner des conséquences importantes sur leur santé, leur dignité et leur vie sociale.
Parallèlement, les actions de sensibilisation communautaire doivent permettre de renforcer l’information sur la santé sexuelle et reproductive, la planification familiale et la prévention des IST/VIH.
Le projet ne se limite donc pas à l’enceinte des maternités : il entend également agir sur la connaissance, la prévention et le recours aux services de santé.
Le numérique pour améliorer le parcours des patientes
Autre innovation annoncée : la digitalisation des établissements de santé.
Le recours aux outils numériques doit contribuer au suivi des femmes enceintes et faciliter l’orientation des patientes lorsque leur état nécessite une prise en charge dans une structure disposant de capacités adaptées.
Dans un système de santé où la rapidité de l’orientation peut être déterminante, cette dimension numérique constitue un levier supplémentaire pour améliorer la continuité des soins.
Un partenariat autour d’un même objectif
À travers ce projet, le CN-CSU, la Fondation Vodacom et l’UNFPA mettent en commun leurs efforts pour accompagner les autorités congolaises dans l’amélioration de la santé maternelle et néonatale.
L’enjeu dépasse la seule rénovation des bâtiments. Il s’agit de créer les conditions permettant aux maternités de jouer pleinement leur rôle dans la protection de la mère et de l’enfant.
À Mbuji-Mayi, le lancement du projet marque ainsi le début d’une intervention qui doit progressivement toucher les 16 maternités retenues à Kinshasa, au Kongo Central et au Kasaï-Oriental.
« Bomoyi ya Mama na Mwana » : mettre la vie au centre
Le nom du projet résume à lui seul son ambition : « Bomoyi ya Mama na Mwana » — la vie de la mère et de l’enfant.
Derrière les travaux, les équipements, la formation des prestataires et la digitalisation, l’objectif reste le même : contribuer à ce que chaque femme puisse accoucher dans des conditions de sécurité, de dignité et de qualité, et que chaque nouveau-né puisse bénéficier des soins nécessaires dès les premières heures de sa vie.
Avec le lancement officiel à Mbuji-Mayi, le CN-CSU et ses partenaires donnent ainsi une nouvelle impulsion aux efforts visant à faire de la Couverture Santé Universelle une réalité davantage visible dans les structures de santé et, surtout, dans l’expérience quotidienne des femmes et des familles.

Date31 Août 2026

Lieu

MBUJI-MAYI

PartenaireVODACOM & UNFPA